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12/07/2014

B. - Pour alimenter le débat


   

 Pour plus d'informations sur ce sujet et sur d'autres,
vous pouvez vous tourner vers notre nouveau site :

  http://unefrancearefaire.com

 

Les Editions Paroles Vives

 annoncent la parution de l'ouvrage :

 

Couverture Une santé.jpg


     Pendant plus de trente ans, un médicament, le Médiator, a réussi à défier le plus simple bon sens.

Son histoire accompagne, et peut éclairer, celle de la montée en puissance des multinationales du médicament dont on découvre maintenant que les milliards qu’elles ont engloutis dans la recherche & développement n’ont à peu près rien produit du côté des améliorations thérapeutiques…

En face de quoi, le flot des innovations est tout à fait démesuré : il permet de renouveler des brevets qui offrent à leurs titulaires une rente dont les Assurances maladie et complémentaire ont la charge d’assumer le paiement régulier, tandis que le corps médical, lui-même, ne sait plus à quel saint se vouer, sinon à ce merveilleux don d’ubiquité qu’ont les finance-ments de recherche & développement lorsqu’il s’agit d’investir tous les lieux où la santé de nos concitoyennes et concitoyens est en question : pour les livrer à la spéculation internationale…

 

                       Pour atteindre la page de commande et de paiement,

                                                       c'est ici.

 

Ci-dessous la présentation d'extraits
 de chacun des treize chapitres
de

"Une santé aux mains du grand capital? - L'alerte du Médiator"

par Michel J. Cuny

____________

 

En ce qui concerne les travaux et la trajectoire de vie
de l'auteur et de Françoise Petitdemange,
consulter :

www.cunypetitdemange.sitew.com
ou
www.petitdemangecuny.sitew.com.sitew.com

 

11/07/2014

C. - Un furet nommé Médiator

Présentation de l'ouvrage

"Une santé aux mains du grand capital ? - L'alerte du Médiator"

Michel J. Cuny

 

Couverture Une santé.jpg      Extrait du chapitre 1 :

     "Ici commence la sulfureuse histoire de furet-Médiator : une sorte de "l’attrape qui pourra" qui a duré environ trente-cinq ans au beau milieu d’un paysage que, grâce à lui, nous allons pouvoir visiter jusqu’à finir peut-être par y perdre le souffle…" (page 19)

Vidéo (1) "Médiator" par Michel J. Cuny

Extrait du chapitre 2 :

      "Certes, derrière les préparations magistrales, il n’y a que les officines pharmaceutiques, tandis que, derrière les spécialités pharmaceutiques, il y a certaines des plus grosses fortunes françaises, européennes, voire mondiales… Mais nous aimerions tout de même comprendre comment l’Administration joue son rôle au milieu de cet univers des petits et des très gros… " (page 49)

Vidéo (2) "Médiator" par Michel J. Cuny

Extrait du chapitre 3 :

     "Mais précisons tout de suite qu’à ce propos du caractère usurpé de l’indication concernée, les Laboratoires Servier vont pouvoir dormir tranquillement pendant dix ans sans que, désormais, il leur en revienne le moindre bruit… Comme pour le reste, l’affaire était donc entendue : de ce côté-ci comme de celui de la lutte contre le diabète, il paraît que ce cher Médiator ne valait à peu près rien. Un beau gosse, peut-être. Un sale gosse, sans doute. Mais surtout un gros faiseur d’argent. Un gagnant !..." (page 79)

Vidéo (3) "Médiator" par Michel J. Cuny

Extrait du chapitre 4 :

      "On constate qu’à cette altitude, l’oxygène commence à devenir relativement rare. Exiger des entreprises du médicament qu’elles mettent un terme au pillage de la Sécurité sociale, qui s’organise à travers les produits dont elles ont la responsabilité du bon usage, et qui débouche sur une fraude à l’assurance dont on ne sait pas très bien si elle ne pourrait pas tomber sous le coup du code pénal, ce serait donc beaucoup trop. Encore heureux s’il est possible d’oser leur demander de ne pas en rajouter par l’activité indiscrète des visiteurs médicaux… et indirecte d’une certaine presse féminine." (page 116)

Extrait du chapitre 5 :

      "Nous voici avertis : la mort d’un médicament, la mort d’un médicament qui a reçu son autorisation de mise sur le marché, c’est une affaire que la loi du marché ne permet pas, à moins que… Le produit, avant même de blesser grièvement ou de tuer, n’aurait-il qu’une utilité nulle – comme Médiator le démontre de façon de plus en plus criante au fur et à mesure du développement de son histoire –, il ne peut sortir sa grosse patte de l’extraordinaire trésor de guerre que constitue pour lui la Sécurité sociale qu’après que du sang soit venu la recouvrir, et pas qu’un peu. Nous en sommes effectivement venus à comptabiliser les morts et les blessés graves…" (page 148)

Extrait du chapitre 6 :

      "Or, pour notre part, nous ne pouvons pas négliger le fait qu’à tous les moments importants de son très long parcours, le Médiator n’a cessé de profiter des possibilités que lui ouvraient la réglementation et les pratiques en vigueur. Cette longue "vie" d’un médicament, pour lequel certains auront été constamment aux petits soins, se sera achevée sous les projecteurs de l’actualité, et ce n’était que justice. Voilà l’un des héros de la saga des enrichissements illégitimes qui s’opèrent au détriment de la collectivité : Sécurité sociale et Assurances complémentaires. A-t-on déjà fait mieux… sans le dire ? Ne pourrait-on pas faire mieux… et, cette fois, sans le laisser dire ?" (page 180)

Extrait du chapitre 7 :

      "Avec toute la force personnelle qu’il sait si bien manifester, Jean-François Bergmann, vice-président de la Commission d’AMM, n’en est pas moins capable de montrer avec la plus grande franchise là où le bât, qu’il a bien voulu porter, le blesse. Après avoir expliqué qu’il recevait une rémunération personnelle de Sanofi-Aventis pour un essai thérapeutique – dont il se dit "très fier" – réalisé essentiellement au Mexique, en Tunisie, en Chine et aux Philippines chez 9000 malades, il s’exclame, à propos du lieu où les résultats de l’essai seront présentés : « Ni l’AFSSAPS, ni mon Université Paris-Diderot, ni l’APHP [Assistance publique – Hôpitaux de Paris] ne me paieront mon congrès à Kyoto. »
Or, Sanofi-Aventis le fera..." (pages 204-205)

Extrait du chapitre 8 :

      "Sanofi-Aventis est d’abord et avant tout une machine destinée à accaparer des richesses qu’elle n’a pas produites et à en faire financer le paiement par un système d’assurances sociales auquel l’État complice lui ouvre de jour en jour davantage le contrôle de l’accès, tout en maquillant, pour l’essentiel de la population, et grâce à un système sanitaire complètement poreux aux intérêts du grand capital, le caractère assez largement charlatanesque du rôle que joueraient cette invraisemblable machine financière et le bazar médicamenteux qui va avec, dans la santé des femmes, des hommes et des enfants de notre pays.
À l’évidence, pour les grands intérêts financiers internationaux, la question n’est pas là. Elle est dans la volonté politique, nettement affichée comme nous le verrons, de détenir une arme de dimension planétaire pour aller ponctionner, au plus près des individus, c’est-à-dire à travers le souci qu’ils peuvent avoir de leur santé et de leur maintien en vie dans les meilleures conditions physiques et mentales possibles – et à travers la plus-value commerciale que cela détermine dans un système d’offre et de demande – les fruits d’une exploitation capitaliste exercée sur ce qu’il peut y avoir de plus intelligent au monde, de plus cohérent et de plus fin dans le travail des collectifs, de plus tragique et de plus héroïque dans le dévouement de tous ces médecins, de tous ces universitaires, de tout ce personnel de santé… et de ces parents, amis et voisins qui viennent parfois s’incliner sur ce que l’humain ne cesse d’emporter de malheurs au plus profond de son intimité physique et psychique." (pages 264-265)   

Extrait du chapitre 9 :

      "Pour bien comprendre la position actuelle de la Sécurité sociale dans la société française, et ne plus avoir à s’étonner exagérément des comportements des multinationales du médicament et de leurs différents relais politiques en présence du trésor de guerre que constituent les caisses de l’Assurance maladie et, tout spécialement, la part consacrée au remboursement des médicaments, il faut la replacer dans son berceau : le social. Qu’est-ce donc ?
Il s’agit à l’évidence d’un écran qui concrétise le double abaissement de l’économique et du politique, c’est-à-dire du travailleur et du citoyen, au profit d’un vague consommateur de certains bienfaits de la vie en société dont on ne sait plus très bien la provenance, ni la justification, puisque, pour sa part, l’exploitation n’a fait que croître et embellir, ici comme dans le reste du monde." (page 275)

Extraits du chapitre 10 :

      "Nous retombons ici directement sur la question de l’accentuation de l’exploitation du travail : augmentation de l’intensité de celui-ci ou baisse relative des salaires. Une autre réponse serait d’améliorer les outils de production, l’organisation du travail, etc. Mais, dans tous les cas, il est clair que c’est au travail de payer le prix de la pression exercée par la monnaie unique sur les éventuelles variations monétaires." (page 313)

      "Comme on le voit, la pression centrée, grâce à la monnaie unique, sur le travail, doit se traduire par une hausse de l’exploitation qui rend l’aventure de l’investissement d’autant plus attrayante. Tous les responsables politiques qui se sont activés autour de la réussite de la ratification populaire du traité de Maastricht le savaient pertinemment." (page 315)

Extrait du chapitre 11

      "Comme toute leur activité passée le démontre, par elles-mêmes, les multinationales du médicament n’ont rien apporté du point de vue thérapeutique. Or, personne ne peut leur en faire le reproche, et surtout pas leurs actionnaires. Elles n’avaient promis que d’innover : elles y ont parfaitement réussi. L’évolution de leurs chiffres d’affaires et l’énormité de leurs retours sur investissement en témoignent très largement. En rémunérant, à un niveau pratiquement jamais encore vu dans la phase actuelle du régime capitaliste, ceux et celles qui ont investi sur elles, elles ont aidé à dégager une partie importante de cette finance internationale qui s’amuse aujourd’hui avec des États complètement désarticulés par rapport aux populations dont ils prétendent assurer le bien-être. " (page 367)

Extrait du chapitre 12 :

      "L’imperfection principale, parmi celles qui sont nécessaires à la production de rentes, est donc désormais constituée par le risque en tant que tel, tout simplement. Il peut même trouver dans les guerres du pétrole – et donc dans l’attribution de parts dans la rente pétrolière – un aliment essentiel à sa propre promotion. Il le trouvera de plus en plus dans la déstabilisation des économies nationales à travers la mise en cause de leurs finances publiques…
      Le mécanisme de récupération de la rente appuyée sur le risque est plus ou moins définitivement mis en place. Il est, lui-même, un facteur de risque… c’est tout ce qui fait son charme." (page 398)

Extraits du chapitre 13 :

      "Effectivement, puisqu’il est entendu que la recherche publique française est désormais programmée pour, en synergie avec les grands laboratoires, se consacrer plutôt à l’innovation médicamenteuse qu’à l’amélioration de l’efficacité thérapeutique des médicaments, pourquoi ne pas tout reprendre dans la seule ligne de la croissance économique ?
      Dans ce cas, qu’importe les milliards perdus pour une vraie recherche pharmaceutique de caractère fondamental, puisque, grâce à des Agences du médicament débonnaires, à un corps médical dûment chapitré, à des Assurances maladie et complémentaire bonnes filles, et à des patients-électeurs disposés à périr au champ d’honneur de maladies désormais intouchables, nous les retrouverons, ces milliards, dans les chiffres d’affaires des plus grosses sociétés du médicament et dans le solde positif de la balance commerciale des produits de santé !..." (page 413)

 

 

          Pour atteindre la page de commande et de paiement

             de cet ouvrage de 475 pages, cousu-collé, 29 euros,

         veuillez cliquer ici

 

10/07/2014

A. - L'hallali d'un certain système de soins?

     En réponse à la publication annoncée du "Guide des 4.000 médicaments" rédigé par Philippe Even et Bernard Debré, Christian Lajoux, président du LEEM (Les Entreprises du Médicament) a déclaré à l'AFP :
     "J'attire l'attention sur le côté déstabilisant et dangereux de lâcher en pâture autant d'informations dont certaines sont tout de même imprécises et pas documentées.

    C'est oublier que nous sommes dans un état de droit sanitaire, avec des agences d'évaluation et de régulation qui ont très précisément pour responsabilité d'assurer la sécurité sanitaire des patients et de contrôler l'information qui est donnée aux patients
", a-t-il ajouté avant d'estimer que "les agences d'évaluation devaient être préoccupées par les assertions formulées."

     Pour autant qu'elle paraît minimiser les responsabilités spécifiques de l'industrie du médicament, cette prise de parole n’en indique pas moins le bon chemin qu'il revient à l'ensemble des citoyens et citoyennes de suivre, et de toute urgence : celui d'une révision complète du système de santé.

     En effet, comme l'ont montré le rapport de l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) et les auditions réalisées par la mission d'information du Sénat présidée par François Autain à l'occasion de l'affaire du Médiator, c'est tout le circuit du médicament et de son financement qui se trouve gangrené par le rôle qu'y jouent les multinationales et la spéculation internationale, dans le cadre plus général de l'économie du risque.

     Ce qui, à l'époque, a pu s'écrire en quelques mots parus sur la quatrième de couverture de l'ouvrage : "Une santé aux mains du grand capital? - L'alerte du Médiator" :
    
"Pendant plus de trente ans, un médicament, le Médiator, a réussi à défier le plus simple bon sens.
      Son histoire accompagne, et peut éclairer, celle de la montée en puissance des multinationales du médicament dont on découvre maintenant que les milliards qu'elles ont engloutis dans la recherche & développement n'ont à peu près rien produit du côté des améliorations thérapeutiques.
      En face de quoi, le flot des innovations est tout à fait démesuré : il permet de renouveler des brevets qui offrent à leurs titulaires une rente dont les Assurances maladie et complémentaire ont la charge d'assumer le paiement régulier, tandis que le corps médical, lui-même, ne sait plus à quel saint se vouer, sinon à ce merveilleux don d'ubiquité qu'ont les financements de recherche & développement lorsqu'il s'agit d'investir tous les lieux où la santé de nos concitoyennes et concitoyens est en question : pour les livrer à la spéculation internationale
..."

     Quant aux motivations plus particulières qui animent messieurs Even et Debré, elles restent, semble-t-il, à définir avec un certain soin. C'est ce que nous allons étudier par-delà les deux prochains articles (B et C) qui font suite à celui-ci (A).

Michel J. Cuny

D. - Du bruit et de la fureur... A quelle fin?

     Pour qui MM. Even et Debré ne sont pas absolument des inconnus, il est assez évident que ces deux personnages partagent la particularité de n'avoir pas leur langue dans leur poche. D'où, sans doute, la prudence dont il convient d'armer l'analyse du spectateur lorsqu'ils paraissent se lancer, devant lui, dans quelque grande mêlée que ce soit...

     Travaillant sur la question du Médiator, j'avais eu, pour ma part (ainsi s'exprime Michel J. Cuny), à me pencher sur leur précédente entreprise d'écriture à deux. Elle était une réponse à la commande qu'ils avaient reçue d'un petit président - Nicolas Sarkozy - dont il est assez connu qu'il aura tout fait pour appuyer le développement de la multi-nationale du médicament Sanofi-Aventis, à l'époque où celle-ci était encore dirigée par l'un de ses fondateurs : Jean-François Dehecq.

     Dans la huitième partie d'un livre qui en compte treize, et sous le titre "La santé, plaque tournante de l'exploitation capitaliste", j'en usais ainsi avec eux :
     "
Sous l’impulsion du pouvoir en place, messieurs Bernard Debré et Philippe Even ont consacré un rapport aux leçons à tirer de l’affaire du Médiator. Manifestement, il s’agissait pour eux de s’engouffrer dans une brèche, comme s’ils en attendaient depuis longtemps l’occa-sion." (page 255)

     L'enjeu de l'analyse que j'ouvre ici rejoint, lui aussi, la question de cette brèche. De quoi messieurs Even et Debré sont-ils donc le fer de lance?

     Pour nous mettre en train, reprenons la présentation qu'ils offrent d'eux-mêmes dès la page 18 de leur dernier ouvrage, et ceci, à la troi-sième personne du pluriel :
     "L'un et l'autre n'ont, et n'ont jamais eu, de lien financier avec l'industrie pharmaceutique, mais non seulement ils ne critiquent pas ceux qui coopèrent avec elle, mais au contraire les encouragent à le faire. Seule la coopération public-privé des médecins, des chercheurs et de l'industrie peut conduire à l'émergence de nouveaux médicaments, aux progrès de la médecine et au renouveau de l'industrie française des médicaments."

     Renouveau de l'industrie française des médicaments... Qu'est-ce à dire?

     Qu'il faut que, de ce vieil arbre, tombe quelques grosses feuilles mortes? Ou, mieux encore : que de la petite forêt qu'ils constituent, soient abattus les arbres concurrents du mastodonte Sanofi?... Pour qu'enfin triomphe la finance internationale?

     Quoi qu'il en soit de ce que nous allons avoir à découvrir, nous pressentons qu'effectivement, il s'agit de se jeter dans la mêlée des enjeux mondiaux, au risque d'y laisser toutes ses illusions sur la réalité du souci de santé qui animerait la production du médicament, ici et ailleurs...

Michel J. Cuny